Brancardier, une fonction reconnue et essentielle


Publié le Mercredi 19 Août 2015

Vous les croisez certainement plusieurs fois par jour, arpentant les couloirs des sites Saint-Joseph et Warquignies, les brancardiers du CHR Mons-Hainaut réalisent des centaines de transports de patients par semaine. Une fonction reconnue et indispensable au bon fonctionnement de nos hôpitaux. Focus sur les équipes des deux sites.

 

Sur le site Warquignies c’est une équipe unifiée qui assure les transports de patients dans tout l’hôpital. A l’origine, une partie des brancardiers s’occupait des services médicotechniques (radio, scanner, échographie, scintigraphie et IRM) et l’autre du nursing (consultations, bloc opératoire, urgences…). Depuis janvier 2015, l’équipe a été unifiée sur le site Warquignies dans un souci d’organisation et pour le bien-être du patient. « Nous sommes, en quelque sorte, le lien entre les services hospitaliers. Le matin, nous consultons la liste de tous les patients et leurs examens. Nous les transportons en fonction des priorités médicales. Nous faisons en sorte qu’ils passent le moins de temps possible dans les couloirs », explique Sébastien Lecomte, brancardier.

C’est il y a une vingtaine d’année que les équipes de brancardage ont été créées. Avant ça, le personnel soignant s’occupait lui-même du transport des patients. Lorsque les brancardiers de Warquignies évoquent les qualités nécessaires pour réaliser leurs tâches quotidiennes, ils parlent d’organisation, de discrétion mais aussi de condition physique. « Il faut être souriant, volontaire mais aussi rassurant. Certains patients sont désorientés ou confus et peuvent faire preuve d’agressivité. D’autres sont angoissés, par exemple, lorsqu’ils sont transportés au bloc opératoire. Nous leur parlons et essayons d’être une présence rassurante. L’aspect social est très présent dans ce métier. »

S’il y a quelques temps, on les appelait « les pousseurs de lits », la fonction de brancardier hospitalier a aujourd’hui évolué et est bel et bien reconnue. « Il existe une formation à la Croix-Rouge que certains suivent et que d’autres ont terminée. Avant, nous étions détachés à un service. Actuellement, nous formons une équipe à part entière. » Et cette équipe dynamique d’ajouter, « ce travail nous plait, c’est une activité diversifiée, on bouge beaucoup. Nous sommes les seuls à côtoyer tout le monde. »

15 km par jour

Dès son arrivée au bloc opératoire sur le site Saint-Joseph, Vincent Arnone consulte la liste des patients qui se feront opérer la journée. « Je vais chercher les patients dans les services pour le bloc opératoire. Ensuite, on m’appelle quand l’intervention est terminée et je conduis le patient en salle de réveil puis je le ramène dans sa chambre avec l’infirmière en chef du service concerné. » Après de nombreuses années passées à la cuisine du site Saint-Joseph, Vincent Arnone décide de suivre une formation de secouriste et intègre l’équipe des brancardiers. « L’ambiance est bonne dans l’équipe. J’aime beaucoup le contact avec les patients. Nous essayons de leur remonter le moral », explique-t-il.

Trois brancardiers assurent aussi les transports de patients des consultations, des urgences, du dispensaire ou de médecine interne. Un brancardier supplémentaire s’occupe exclusivement des transports des patients vers les différents examens d’imagerie médicale. « Nous amenons les patients à leurs examens. Nous assurons la liaison entre les étages et les services. Nous transportons les patients en toute sécurité, nous les rassurons et dédramatisons la situation. La discrétion est aussi très importante », explique Jean-Yves Fievez, le doyen de l’équipe. Celui-ci insiste également sur la nécessité d’avoir des connaissances de base des différents examens et de l’état général du patient. Le brancardier est amené à transmettre des informations précises concernant le patient au personnel soignant. « Avant de déplacer le patient, nous devons nous informer sur son état physique et psychologique. Il peut s’agir d’une personne sénile ou désorientée. Nous avons des directives à respecter pour chaque examen. Par exemple, dans le cas d’une endoscopie, le patient doit être à jeun et enlever son dentier et on doit toujours le descendre en lit. Nous devons aussi prendre des précautions comme ne pas toucher un patient après qu’il ait subi un examen nucléaire ou mettre des gants et un masque dans certains cas. Nous informons également le personnel infirmier si on observe quelque chose d’anormal. »

Geoffrey Toubeau quant à lui, insiste sur l’aspect relationnel de la fonction. « Il faut aimer la relation avec le patient et savoir répondre à leurs questions et leurs inquiétudes. C’est un métier physique, nous marchons en moyenne 15 km par jour. Il faut également savoir gérer les priorités. » Et Maria Santos de conclure, « il y a des liens qui se créent avec les patients réguliers et nous assistons parfois à la dégradation de leur état de santé. C’est parfois difficile émotionnellement et c’est un aspect du métier qu’il faut apprendre à gérer. »

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