Immersion au cœur de la nouvelle unité d’imagerie et de cardiologie diagnostique et interventionnelle


Publié le Mercredi 20 Juillet 2016

Immersion au cœur de la nouvelle unité d’imagerie et de cardiologie diagnostique et interventionnelle

En février 2016, la nouvelle unité d’imagerie et de cardiologie diagnostique et in­terventionnelle a été inaugurée sur le site Saint-Joseph. Au coeur de ce service, des médecins cardiologues et des infirmiers diagnostiquent et traitent les lésions des artères coronaires.

Les artères coronaires sont celles qui nour­rissent le muscle cardiaque et lui apportent l’oxygène. L’athérosclérose correspond à une lésion de la paroi des artères qui s’aggrave peu à peu amenant l’artère à devenir, à la fois, dure et rigide. La lésion correspond à des dé­pôts de graisse qui sont situés dans la paroi de celle-ci. C’est le cholestérol qui est le principal composant des plaques d’athérome.

Un infarctus, qu’est-ce que c’est ?

Au niveau des artères coronaires, l’athérosclé­rose fait courir le risque d’insuffisance coro­narienne, c’est-à-dire que les coronaires sont devenues incapables de fournir la quantité de sang adaptée au cœur. Le patient peut alors res­sentir de la douleur dans la poitrine, la gorge ou les bras (angine de poitrine), ou des difficul­tés respiratoires à l’effort. Si l’artère se bloque complètement de manière subite, le muscle car­diaque ne reçoit plus de sang oxygéné, le patient ressent une douleur intense prolongée et subit un infarctus du myocarde.

Les causes de l’athérosclérose sont multiples: le tabagisme, l’hypertension, le diabète et le cholestérol élevé. D’autres facteurs non maîtri­sables interviennent tels que l’hérédité, le sexe masculin et l’âge.

La coronarographie est un examen diagnostique qui se fait à l’aide de rayons X et qui permet de visualiser l’état des artères coronaires grâce à une injection de colorant à base d’iode.

Le colorant est injecté à l’aide d’un long cathé­ter inséré au niveau du poignet ou au niveau du pli inguinal. Selon les résultats de cet examen, le cardiologue pourra choisir le meilleur traite­ment pour la condition du patient, soit un ajus­tement de ses médicaments, soit une dilatation coronarienne (angioplastie), soit une chirurgie de pontages.

L’angioplastie

L’angioplastie, avec ou sans pose d’une pro­thèse endocavitaire (stent ou endoprothèse), a pour but de rétablir la circulation artérielle en dilatant le rétrécissement coronaire (sténose coronaire) lié à la plaque d’athérome à l’aide d’un ballonnet. L’endoprothèse permet de gar­der l’artère ouverte et diminue le risque de réci­dive. Celle-ci demeure de manière permanente dans l’artère.

L’intervention

Une anesthésie locale est pratiquée au site de ponction par le médecin à l’aide d’une petite in­jection. Lorsque l’anesthésique fait effet, un introducteur est inséré sans douleur au niveau du poignet ou de l’aine. Un cathéter est ensuite introduit dans l’artère jusqu’à l’entrée des coronaires pour injecter le produit de contraste et ainsi visualiser l’état des artères.

Pendant l’examen, le patient ne ressent pas de douleur lors de la manipulation des cathéters. Il peut, cependant, ressentir une pression lorsque ceux-ci sont mobilisés.

Il est également possible que le patient éprouve des bouffées de chaleur.

Suite à l’obtention des images radiographiques, le médecin décide du meilleur traitement pour le patient. S’il opte pour une dilatation coronarienne, elle est généralement réalisée dans la foulée de l’examen.

Lors de la dilatation coronarienne, le patient peut éprouver des gênes semblables à celles ressen­ties lors des douleurs d’angine de poitrine. Après la mise en place d’un stent, un médicament, soit un antiplaquettaire (en plus de l’Aspirine), est prescrit afin d’empêcher le sang de former un caillot dans le stent mis en place.

Après l’intervention

Lorsque l’examen est terminé, les cathéters sont retirés et l’introducteur est enlevé. Si le poignet a été choisi comme site de ponction, l’introduc­teur est immédiatement retiré et un bracelet est mis en place pour empêcher un saignement. Le bracelet est très serré et sera en place pendant quelques temps. Il est graduellement desserré par un membre du personnel infirmier qui s’as­sure qu’il n’y a pas de saignement.

Si l’aine a été choisie comme site de ponction, l’artère est fermée soit grâce à un dispositif di­rectement dans la salle d’examen, soit par une compression pendant plusieurs minutes. On pose alors un pansement compressif qui doit demeurer en place un certain temps.

Au retour du patient en chambre, un membre du personnel infirmier surveille le site de ponc­tion. Le patient peut quitter l’hôpital le jour même ou restera hospitalisé quelques jours.

En savoir plus sur le service et l'équipe de Cardiologie du CHR Mons-Hainaut

Découvrez la page Facebook du CHR Mons-Hainaut Découvrez la page linkedIn du CHR Mons-Hainaut